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Bilan des représentants asiatiques à la Coupe du Monde 2026 et perspectives

Mis à jour 5 min read
Carte de l'Asie avec les drapeaux des neuf nations qualifiées pour la Coupe du Monde 2026, dont le Japon, l'Australie et la Corée du Sud.

Bref aperçu

Neuf nations asiatiques ont participé à la Coupe du Monde 2026, mais seules l'Australie et le Japon ont atteint les 32es de finale.

Neuf nations asiatiques ont participé à la Coupe du Monde de la FIFA 2026™, un record, mais le bilan est globalement décevant pour les représentants de la Confédération asiatique de football (AFC). Si quelques moments forts ont émaillé le parcours de certaines équipes, la plupart ont quitté la compétition prématurément, laissant entrevoir un chemin semé d'embûches pour le football asiatique sur la scène mondiale.

Les deux seuls rescapés : Australie et Japon

Australie : une défense solide mais un manque d'efficacité offensive

Les Socceroos ont été l'une des deux seules nations de l'AFC à passer le premier tour, une performance qu'ils avaient déjà réalisée lors de l'édition précédente. Leur défense a été le point fort, n'encaissant que trois buts en quatre matchs. Plusieurs jeunes talents ont émergé, comme le gardien Patrick Beach (22 ans), le défenseur Lucas Herrington (18 ans), le milieu Paul Okon-Engstler (21 ans) et l'attaquant Nestory Irankunda (20 ans), qui pourraient constituer l'ossature de l'équipe pour les années à venir. Cependant, l'attaque a peiné : en dehors d'un but contre son camp lors de la défaite en prolongation face à l'Égypte en 32es de finale, l'Australie n'a marqué que deux fois en quatre rencontres. Le manque d'un avant-centre régulier reste un problème récurrent. Sous la direction de Tony Popovic, l'équipe se tourne désormais vers la prochaine Coupe d'Asie, où elle visera un deuxième titre continental.

Japon : des ambitions élevées, une élimination précoce

Le sélectionneur Hajime Moriyasu et ses joueurs avaient annoncé leur objectif de remporter le trophée. Malgré une remontée spectaculaire contre les Pays-Bas et la plus large victoire de l'histoire du Japon en Coupe du Monde face à la Tunisie, ils ont été éliminés dès les 32es de finale pour la troisième fois consécutive, après avoir mené contre le Brésil avant de s'incliner. Selon les médias locaux, Moriyasu devrait prolonger son contrat jusqu'à la prochaine Coupe d'Asie, après quoi un nouveau sélectionneur sera chargé de poursuivre l'évolution de l'équipe. Des joueurs comme Takehiro Tomiyasu, Takefusa Kubo et Ayase Ueda pourraient encore être présents en 2030, mais le vivier de jeunes talents au Japon devra être exploité pour atteindre de plus hauts sommets.

Les espoirs déçus : Iran et Corée du Sud

Iran : invaincu mais éliminé

L'Iran a connu un parcours frustrant : invaincu après trois matchs nuls (2-2 contre la Nouvelle-Zélande, 0-0 contre la Belgique, 1-1 contre l'Égypte), il a terminé neuvième au classement des meilleurs troisièmes, à une place des huitièmes de finale. La Fédération iranienne a confirmé le maintien du sélectionneur Amir Ghalenoei au moins jusqu'à la Coupe d'Asie. Celui-ci a annoncé un rajeunissement progressif de l'effectif.

Corée du Sud : un départ prometteur, une fin amère

Les Taegeuk Warriors ont débuté par une victoire 2-1 contre la République tchèque, mais ont ensuite enchaîné deux défaites 1-0 contre le Mexique et l'Afrique du Sud, les éliminant dès la phase de groupes pour la troisième fois en quatre participations. Le sélectionneur Hong Myungbo a quitté son poste. Avec Son Heungmin âgé de 34 ans, la Corée du Sud doit entamer une reconstruction, en s'appuyant sur des talents comme Lee Kangin, en vue de la Coupe d'Asie et de la Coupe du Monde 2030.

Les débutants et les déceptions

Irak : des promesses malgré l'élimination

Pour son retour en Coupe du Monde après 40 ans, l'Irak a montré de belles choses dans un groupe très difficile (Norvège, France, Sénégal). Menés par l'attaquant vétéran Aymen Hussein, auteur du deuxième but irakien de l'histoire en Coupe du Monde, les Lions de Mésopotamie ont souffert d'erreurs individuelles (12 buts encaissés, dont 9 attribués à des erreurs individuelles par le sélectionneur Graham Arnold). Ce dernier est en discussion pour prolonger son contrat. Avec un noyau de joueurs dans la mi-vingtaine, l'avenir semble prometteur.

Jordanie : une première expérience encourageante

La Jordanie a perdu ses trois matchs de groupe (contre l'Autriche, l'Algérie et l'Argentine), mais a marqué à chaque fois, Ali Olwan inscrivant le premier but jordanien en Coupe du Monde. Le sélectionneur Jamal Sellami a quitté son poste, remplacé par Badou Zaki, ancien gardien du Maroc (capitaine en 1986). Son premier défi sera la Coupe d'Asie, où la Jordanie tentera de faire mieux que sa finale perdue en 2024.

Qatar : un point historique mais insuffisant

Premier pays hôte à ne pas passer le premier tour en 2022, le Qatar espérait mieux. Il a obtenu son premier point en Coupe du Monde grâce à un but égalisateur dans le temps additionnel contre la Suisse, mais des défaites face au Canada et à la Bosnie-Herzégovine l'ont éliminé. L'équipe de Julen Lopetegui aura l'occasion de se rattraper en janvier lors de la Coupe d'Asie, où elle visera un troisième titre consécutif.

Arabie Saoudite : des regrets après un exploit historique

Après sa victoire historique contre l'Argentine en 2022, les Faucons Verts ont déçu : une seule défaite (contre l'Espagne, futur champion), mais deux nuls (Uruguay et Cap-Vert). Le manque de qualité offensive a été criant, avec un seul but, inscrit par Abdulelah Al Amri. Le sélectionneur Georgios Donis devrait rester pour la Coupe d'Asie, mais une reconstruction centrée sur le jeune milieu Musab Al Juwayr semble nécessaire.

Ouzbékistan : des premiers pas prometteurs

Les White Wolves ont perdu leurs trois matchs, mais ont marqué des points : Abbosbek Fayzullaev a inscrit le premier but ouzbek en Coupe du Monde (contre la Colombie), et Eldor Shomurodov a marqué un but splendide contre la RD Congo, élu plus beau but de la phase de groupes. L'équipe de Fabio Cannavaro a montré une belle maîtrise technique, mais a manqué de fraîcheur physique. Le jeune Bekhruz Karimov (18 ans) et ses coéquipiers savent désormais ce qu'il faut pour rivaliser au plus haut niveau.

Perspectives pour l'avenir

La plupart des sélections asiatiques se tournent vers la Coupe d'Asie à venir, qui servira de tremplin pour la Coupe du Monde 2030. Entre rajeunissement des effectifs, changements d'entraîneurs et nécessité de trouver des buteurs, le chemin est encore long pour que l'Asie confirme sa place parmi l'élite mondiale. La FIFA souligne que le réservoir de talents existe, mais que la régularité et l'efficacité offensive restent les principaux défis à relever.

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