Akira Ijiri : « Nous avons hâte d'y être »

Bref aperçu
Le sélectionneur japonais Akira Ijiri évoque les ambitions de son équipe pour la Coupe du Monde féminine U-20 de la FIFA, Pologne 2026. Il insiste sur la détermination, la rigueur et l'état d'esprit « Nadeshiko » qui doivent guider ses joueuses dans un groupe difficile.
À l'approche de la Coupe du Monde féminine U-20 de la FIFA, Pologne 2026™, qui débutera le 5 septembre, le sélectionneur du Japon, Akira Ijiri, a partagé ses réflexions avec FIFA. Les 24 nations participantes s'apprêtent à en découdre pour le titre mondial lors de cette 12e édition du tournoi.
Le Japon figure parmi les prétendants au sacre. Les géants de la Confédération asiatique de football (AFC) espèrent renouer avec le succès de 2018, année de leur dernier titre, obtenu sous la houlette d'Ijiri. Agé de 56 ans, le technicien a déjà inscrit son nom au palmarès en guidant les « Young Nadeshiko » vers la victoire lors de la Coupe d'Asie féminine U-20 en avril, en battant la République populaire démocratique de Corée 1-0 en finale.
Dans cet entretien, Ijiri évoque les prochains rendez-vous, la volonté de son équipe de faire preuve d'une « détermination sans faille », les défis qui les attendent dans le groupe D, ainsi que ses espoirs pour le tournoi.
Un premier Mondial très attendu
« Ce sera ma première Coupe du Monde, donc bien sûr, j'ai hâte que ça commence. Nous avons hâte de montrer à tous le travail que nous avons accompli, et nous voulons le faire le plus tôt possible. Honnêtement, je compte les jours. Nous sommes impatients d'y être », a déclaré Ijiri.
Le sélectionneur japonais souhaite que son équipe mette en avant ses qualités techniques, sa compréhension tactique, son organisation et son engagement collectif, tant en attaque qu'en défense. « Ce sont des qualités qui ont été construites petit à petit par les générations précédentes, et elles définissent le football japonais et l'esprit Nadeshiko », a-t-il ajouté.
Cependant, Ijiri insiste sur un aspect particulier de cet esprit : la détermination. « Il s'agit de travailler continuellement, humblement et sérieusement, de ne jamais baisser la tête et de se battre jusqu'au bout. Notre style est de jouer vers l'avant, d'être tenaces et acharnés dans la récupération du ballon. Si je devais le résumer en un mot, je dirais “cran”. Je veux que nous montrions tellement de cran que même les supporters qui ne nous ont jamais vus comprendront clairement notre détermination sans faille. »
Un groupe difficile mais stimulant
Le Japon devra composer avec un groupe D relevé. « Franchement, je pense que nous avons un groupe très difficile. Néanmoins, nous ne voyons pas cela de manière négative. C'est une opportunité rare de jouer contre de telles équipes, et c'est une chance de grandir en tant qu'équipe et en tant qu'individus. Pour gagner le tournoi, il faut disputer sept matchs, donc pour l'instant, je veux que nous nous concentrions sur la préparation du match d'ouverture contre la Nouvelle-Zélande », a expliqué Ijiri.
La confiance, clé de voûte de la relation entraîneur-joueuses
Fort de son expérience, Ijiri accorde une importance primordiale à la relation de confiance avec ses joueuses. « Quand j'étais joueur, il y a plus de 30 ans, je valorisais une relation de confiance avec mes entraîneurs. Les joueuses savent immédiatement si leur entraîneur a vraiment leurs intérêts à cœur. C'est pourquoi je m'efforce de créer des liens authentiques avec mes joueuses, plutôt que des relations superficielles. Je pense que c'est absolument crucial. »
Ayant entraîné en Chine et au Vietnam, Ijiri a dû surmonter des barrières linguistiques. « Il y avait un interprète entre moi et les joueuses. Je donnais à l'interprète une brève explication de ce que je voulais dire, et il le traduisait. En bref, j'ai pris l'habitude d'organiser soigneusement tout ce que je voulais dire avant de le dire. Quand on parle par l'intermédiaire d'un interprète, vos mots perdent inévitablement de leur impact. Pour cette raison, il faut s'exprimer calmement et précisément, en disant par exemple : “Il y a trois points clés. Les voici”. »
Cette expérience a façonné sa méthode : « Si je ne parlais pas ainsi, les joueuses ne recevaient pas le message. Au lieu de parler en termes abstraits, je privilégie la réflexion sur ce que je veux dire exactement et la meilleure façon de le transmettre. Je pense que cette capacité à penser de cette manière est quelque chose que j'ai acquise grâce à mon expérience d'entraîneur à l'étranger. Je la considère toujours comme l'un de mes principes directeurs, et cela continue certainement d'influencer mon coaching. »
L'objectif : être les meilleures au monde
Interrogé sur les ambitions du Japon, Ijiri a été sans détour : « Nous voulons gagner, bien sûr. Nous voulons être les meilleures au monde. C'est ce que je martèle aux joueuses depuis notre toute première réunion d'équipe en février de l'année dernière, et nous tous, y compris le staff, sommes engagés à atteindre cet objectif. Voilà ma réponse. »
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