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L'histoire des visas, la controverse la plus révélatrice de cette Coupe du mondeLa controverse sur les visas refusés à des journalistes et supporters pour la Coupe du monde 2026 soulève des questions sur le non-respect par la Fifa de ses propres règles et sur l'opportunité d'organiser l'événement dans un pays qui ne le considère pas comme un véritable/images/fr/2026/06/l-histoire-des-visas-la-controverse-la-plus-revelatrice-de-cette-coupe-du-monde-d6ef0913-800w.webpL'histoire des visas, la controverse la plus révélatrice de cette Coupe du monde

L'histoire des visas, la controverse la plus révélatrice de cette Coupe du monde

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Un journaliste africain montre son passeport et un document de visa refusé, devant le stade de la Coupe du monde aux États-Unis, avec le logo de la

Bref aperçu

La controverse sur les visas refusés à des journalistes et supporters pour la Coupe du monde 2026 soulève des questions sur le non-respect par la Fifa de ses propres règles et sur l'opportunité d'organiser l'événement dans un pays qui ne le considère pas comme un véritable

L'histoire des visas est sans doute la controverse la plus révélatrice de cette Coupe du monde. Alors que le tournoi approche, des dizaines de journalistes et de supporters se voient refuser l'entrée sur le territoire américain, malgré les engagements pris par les organisateurs. Cette situation met en lumière une contradiction flagrante : la Fifa, qui prône l'inclusion et l'ouverture, semble aller à l'encontre de ses propres règles et de ses précédents.

Un précédent ignoré

Lors des précédentes Coupes du monde, la Fifa avait exigé des pays hôtes qu'ils garantissent un accès sans entrave aux participants et aux médias. En 2018, la Russie avait assoupli ses règles de visa pour l'événement. En 2022, le Qatar avait mis en place un système de carte Hayya facilitant l'entrée. Mais pour 2026, co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique, la Fifa semble avoir renoncé à faire respecter ces principes. Les refus de visa, souvent sans explication, touchent principalement des ressortissants de pays en développement, ce qui soulève des accusations de discrimination.

Le rôle de Gianni Infantino

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, s'est montré particulièrement conciliant envers l'administration Trump, allant jusqu'à saluer la « vision » du président américain. Cette attitude contraste avec ses déclarations précédentes sur l'importance des droits de l'homme et de la liberté de la presse. Beaucoup s'interrogent : à quoi a servi cette complaisance ? Les promesses de Trump sur le football aux États-Unis n'ont pas été suivies d'effets concrets, et les problèmes de visa persistent.

Un Mondial dans un pays qui n'en veut pas ?

Au-delà des visas, c'est la question de fond qui se pose : faut-il organiser une Coupe du monde dans un État qui ne la considère pas comme un véritable événement mondial ? Les États-Unis, bien qu'ayant accueilli le tournoi en 1994, n'ont jamais montré un engouement populaire comparable à celui d'autres nations. Les infrastructures sportives sont vieillissantes, et le soccer reste un sport mineur dans le paysage médiatique. La Fifa, en choisissant les États-Unis, a privilégié des considérations économiques et politiques au détriment de l'esprit du football.

Cette controverse sur les visas n'est que la partie émergée de l'iceberg. Elle révèle les tensions entre les promesses de la Fifa et la réalité d'une organisation dictée par les intérêts des grandes puissances. Alors que le monde du football attend des réponses, la crédibilité de l'institution est plus que jamais en jeu.

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