Georges, LeBlanc et Pellegrino se souviennent de l'inspiration de la Coupe du Monde
Bref aperçu
À l'approche de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Brésil 2027, Laura Georges, Karina LeBlanc et Aline Pellegrino se confient sur les moments qui ont marqué leur parcours, de spectatrices à joueuses, et sur l'impact durable du tournoi.
À l'approche de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Brésil 2027™, qui se déroulera du 24 juin au 25 juillet 2026, trois légendes du football féminin se sont confiées au FIFA Podcast. Laura Georges, Karina LeBlanc et Aline Pellegrino ont évoqué les souvenirs qui ont façonné leur carrière, bien avant de fouler les pelouses des plus grandes compétitions internationales.
Des spectatrices aux joueuses : un rêve devenu réalité
Avant de briller sur la scène mondiale, ces trois anciennes internationales ont d'abord été des spectatrices passionnées. C'est devant leur téléviseur qu'elles ont découvert la puissance d'un tournoi capable d'unir un pays, de captiver des millions de personnes et, surtout, d'encourager une nouvelle génération à chausser ses crampons. Pour Karina LeBlanc, l'étincelle est venue du football masculin. Enfant, la future gardienne canadienne, qui allait cumuler 110 sélections, a découvert l'événement phare de la FIFA avant même de développer une véritable passion pour le ballon rond. Pourtant, certaines images de la compétition ont laissé une empreinte indélébile. « C'était la première fois que je voyais le monde s'unir. Je n'étais pas encore une amoureuse du football à ce moment-là, mais j'ai vu le monde se rassembler autour d'un sport, et c'était contagieux », se souvient-elle.
Quelques années plus tard, la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 1999™ lui a offert une perspective différente. À seulement 19 ans, LeBlanc a été retenue dans l'équipe du Canada pour le tournoi organisé aux États-Unis – sa première Coupe du Monde. Bien qu'elle ne soit pas encore la gardienne numéro un de son pays, cette expérience a marqué le début d'une série de cinq participations à la compétition mondiale, qui s'est achevée en apothéose sur ses terres en 2015. C'est cette édition qui a laissé l'impression la plus forte à la native d'Atlanta, qui a grandi en idolâtrant des joueurs comme Roberto Baggio et Peter Schmeichel. Seize ans après sa première Coupe du Monde Féminine, LeBlanc s'est retrouvée au cœur du tournoi, cette fois devant des foules canadiennes passionnées. « Quand j'ai obtenu ma première sélection, il y avait environ six personnes dans les tribunes, dont mes parents. Et puis j'ai pris ma retraite lors d'une Coupe du Monde à domicile, où l'on voyait une mer de rouge […] et tout le monde connaissait le nom des joueuses. »
L'impact de 1998 et l'héritage de Thuram
De l'autre côté de l'Atlantique, alors que la France accueillait la Coupe du Monde Masculine de la FIFA 1998™, une jeune Laura Georges vivait une prise de conscience similaire. Après avoir regardé Les Bleus à la télévision, l'adolescente se rendait au Parc de Versailles pour jouer avec des amis, où elle a fait une prédiction qui semblait alors hautement improbable. « J'ai dit à un de mes amis qu'un jour, je jouerais la Coupe du Monde. Il s'est moqué de moi », se rappelle celle qui est aujourd'hui directrice du développement stratégique du football à la FIFA. Cette ambition a été encore renforcée par les performances de Lilian Thuram, auteur d'un doublé lors de la victoire 2-1 en demi-finale contre la Croatie. Les racines guadeloupéennes du défenseur, qu'il partage avec Georges, ont rendu son histoire encore plus résonnante pour sa compatriote, qui s'est dit : « Je veux réussir comme lui. »
Le rêve de Georges est finalement devenu réalité. Comme LeBlanc, la défenseure centrale est passée de l'écran à la pelouse, participant à trois éditions avec la France et cumulant 188 sélections – soit 46 de plus que son héros, Thuram. C'est un rappel de l'une des plus grandes forces des grandes messes de la FIFA : ceux qui grandissent en regardant de loin peuvent, un jour, se retrouver sous les projecteurs.
Pellegrino et l'excitation d'un Mondial à domicile
Aline Pellegrino sait également ce que c'est que de jouer une Coupe du Monde. L'ancienne internationale brésilienne, qui a porté le maillot de la Seleção à 65 reprises, a participé aux éditions 2007 et 2011 de la compétition. Cependant, contrairement à LeBlanc, elle n'a jamais eu l'occasion de disputer le tournoi dans son propre pays. L'année prochaine, Pellegrino aura la chance de voir une nouvelle génération de joueuses brésiliennes vivre la magie d'une Coupe du Monde à domicile. La joueuse de 44 ans est parfaitement consciente de ce que cela représentera pour les protégées d'Arthur Elias. « Et, bien sûr, jouer une Coupe du Monde (Féminine) dans son (propre) pays, c'est quelque chose de différent et de spécial quand on joue au football », raconte Pellegrino. Selon elle, les joueuses brésiliennes devront saisir cette opportunité tout en assumant la responsabilité qui l'accompagne : « Elles doivent performer en équipe, pas individuellement. Et je suis sûre qu'elles feront de bons matchs et un bon travail pour le Brésil et pour les supporters. »
Un héritage qui dépasse les trophées
Pour LeBlanc, tout a commencé en regardant les stars de l'épreuve masculine, avant de jouer sa première Coupe du Monde Féminine en 1999. Georges a suivi Thuram en 1998 avant de réaliser son propre rêve avec Les Bleues. Pellegrino a représenté le Brésil en tant que joueuse sur la scène mondiale et assistera désormais à la préparation d'une nouvelle génération qui marchera sur ses traces. En 2027, ce sera à leur tour de voir un nouveau chapitre s'écrire. Que ce soit dans les tribunes ou devant les écrans de télévision à travers le Brésil, des milliers de jeunes filles auront un premier aperçu de ce qu'est une Coupe du Monde Féminine. Certaines trouveront une joueuse à admirer. D'autres se souviendront d'un but particulier, d'une célébration, d'un maillot ou simplement de l'ambiance d'un stade. Peut-être que quelques-unes imiteront Georges et iront sur le terrain, rêvant un peu plus grand. Après tout, le véritable héritage d'une Coupe du Monde ne se mesure pas uniquement aux trophées. Il se trouve aussi dans tous ceux qui, après avoir regardé les autres jouer, repartent en croyant qu'un jour, eux aussi pourront le faire.
Pendant la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ organisée au Canada, au Mexique et aux États-Unis, Le FIFA Podcast a emmené les fans dans les coulisses du tournoi, offrant un accès exclusif, des analyses d'experts et des histoires inoubliables d'anciens joueurs et entraîneurs. Avec le compte à rebours d'un an avant la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Brésil 2027™, Mikaël Silvestre a reçu des invités comme Karina LeBlanc, Laura Georges et Aline Pellegrino. Tous les épisodes du FIFA Podcast sont disponibles sur YouTube, Spotify et Apple Podcasts.
Plus sur ces sujets

Avant de devenir des stars : Sydney Leroux (USA) | Chili 2008
Sydney Leroux, championne du monde U-20 en 2008 avec les États-Unis, a marqué l'histoire du football féminin. De ses débuts avec le Canada à ses succès olympiques et en Coupe du monde, retour sur le parcours d'une attaquante d'exception.
L'UEFA prête à lever sa menace de boycott des compétitions de la FIFA
L'UEFA s'apprête à abandonner sa menace de boycotter les compétitions de la FIFA après avoir reçu des assurances concernant l'abandon du projet de vente de parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés. La décision sera discutée lors du comité exécutif à Monaco jeudi.
Taekwondo, stats, adieux déchirants : comment Smith est devenue la première joueuse à 1 M£
Olivia Smith, 22 ans, est devenue la première footballeuse à 1 million de livres sterling lors de son transfert à Arsenal. De son enfance au Canada à ses sacrifices personnels, découvrez comment le taekwondo, la gymnastique et le soutien de son père ont façonné sa carrière exceptionnelle.
Plus que le score : l'essor du football féminin africain
La Coupe d'Afrique des nations féminine 2026 a été marquée par des surprises, avec le sacre du Cameroun et la finale du Malawi. Ce changement de garde annonce-t-il un avenir plus radieux pour le football féminin africain ? Analyse avec des journalistes spécialisées.
