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L'UEFA veut une présidence de la Fifa tournante entre confédérationsUne alliance menée par l'UEFA propose que la présidence de la Fifa soit désormais attribuée à tour de rôle aux différentes confédérations continentales, afin d'éviter qu'un dirigeant ne concentre trop de pouvoir, comme Gianni Infantino./images/fr/2026/08/l-uefa-veut-une-presidence-de-la-fifa-tournante-entre-confederations-71ba63e2-800w.webpL'UEFA veut une présidence de la Fifa tournante entre confédérations

L'UEFA veut une présidence de la Fifa tournante entre confédérations

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Le siège de la Fifa à Zurich avec le drapeau de l'UEFA et des représentants des confédérations lors d'une réunion sur la gouvernance du football.

Bref aperçu

Une alliance menée par l'UEFA propose que la présidence de la Fifa soit désormais attribuée à tour de rôle aux différentes confédérations continentales, afin d'éviter qu'un dirigeant ne concentre trop de pouvoir, comme Gianni Infantino.

Une alliance menée par l'UEFA pousse à une réforme majeure de la Fifa : la présidence de l'instance mondiale du football serait désormais attribuée à tour de rôle entre les confédérations continentales. Cette proposition, si elle était adoptée, empêcherait qu'un dirigeant puisse à nouveau concentrer autant de pouvoir que l'actuel président, Gianni Infantino.

Une réforme pour limiter le pouvoir présidentiel

Selon des informations rapportées par le média britannique The Independent, l'UEFA et ses alliés souhaitent que le poste de président de la Fifa soit soumis à un principe de rotation entre les six confédérations (UEFA, CAF, CONMEBOL, CONCACAF, AFC, OFC). Cette mesure viserait à garantir une représentation plus équitable et à éviter qu'un président ne s'installe durablement à la tête de l'instance, comme c'est le cas avec Gianni Infantino, en poste depuis 2016.

Cette initiative intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l'UEFA et la Fifa, notamment sur des questions de calendrier international, de réformes des compétitions et de gouvernance. L'UEFA, qui regroupe les fédérations européennes, estime que la concentration du pouvoir entre les mains d'une seule personne nuit à la crédibilité et à la transparence de l'instance mondiale.

Un précédent dans l'histoire de la Fifa

La proposition de rotation n'est pas nouvelle. Elle avait déjà été évoquée par le passé, mais sans jamais aboutir. Si elle était mise en œuvre, elle marquerait un tournant dans l'histoire de la Fifa, qui a connu des présidents à la longévité remarquable, comme Sepp Blatter (1998-2015) ou João Havelange (1974-1998).

Les partisans de cette réforme estiment qu'elle permettrait de renforcer la diversité et l'équilibre au sein de la gouvernance du football mondial. Ils soulignent également que la rotation est déjà pratiquée dans d'autres organisations internationales, comme la présidence du G20 ou celle de l'Union africaine.

Une opposition probable de Gianni Infantino

Gianni Infantino, qui a été réélu en 2023 pour un troisième mandat, n'a pas encore réagi publiquement à cette proposition. Il est toutefois peu probable qu'il soutienne une réforme qui limiterait ses prérogatives et pourrait l'empêcher de se représenter à l'avenir. La Fifa, sous sa direction, a mis en avant des réformes de transparence et une augmentation des revenus, mais les critiques persistent sur son style de gouvernance et ses dépenses.

Pour que cette réforme aboutisse, elle devra être soumise au Congrès de la Fifa, qui réunit les 211 fédérations membres. Une majorité des deux tiers serait nécessaire pour modifier les statuts. L'UEFA devra donc convaincre au-delà de ses propres membres, notamment les confédérations d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Sud, qui ont souvent soutenu Infantino.

Cette initiative s'inscrit dans un contexte plus large de tensions entre l'UEFA et la Fifa, notamment autour de la réforme du calendrier international, de l'augmentation du nombre de matchs et de la création de nouvelles compétitions. L'UEFA a déjà menacé de boycotter certaines compétitions de la Fifa si ses demandes n'étaient pas prises en compte.

En attendant, la proposition de rotation reste à l'état de projet. Elle devra être débattue lors des prochaines instances de la Fifa, et son issue est incertaine. Mais elle témoigne de la volonté de l'UEFA de peser davantage dans la gouvernance du football mondial et de limiter le pouvoir d'un président jugé trop influent.

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