Iran obtient des visas pour quatre membres de sa délégation, onze exclus

Bref aperçu
Quatre membres de la délégation iranienne pour la Coupe du monde ont gagné leur appel contre le refus de visa américain, mais onze autres restent interdits d'entrée aux États-Unis. L'Iran avait déplacé sa base au Mexique en raison des tensions bilatérales.
Quatre membres de la délégation iranienne pour la Coupe du monde ont obtenu gain de cause dans leur appel contre le refus de visa américain, mais onze autres membres du groupe ne pourront pas se rendre aux États-Unis pour les matchs de leur équipe.
Contexte des tensions diplomatiques
L'Iran avait accusé la semaine dernière les États-Unis de refuser des visas à des membres « essentiels » de l'encadrement technique de son équipe nationale de football. Cette accusation faisait suite à l'annonce par les autorités américaines que les joueurs iraniens avaient reçu l'autorisation de se rendre dans le pays pour le tournoi. En raison des préoccupations liées à l'état de guerre entre les deux pays, l'Iran avait déjà transféré sa base pour la Coupe du monde au Mexique.
Sur les 15 membres de la délégation iranienne initialement privés de visa américain, dix ont soumis de nouvelles demandes après leur arrivée au Mexique. Quatre de ces appels ont été acceptés, a-t-on appris. Parmi les bénéficiaires figurent un membre du staff technique travaillant comme analyste et deux responsables du département international de la fédération.
Les exclus et les conséquences
Les six autres candidats ont vu leur demande rejetée une nouvelle fois. Ils incluent le président de la Fédération iranienne de football (FFIRI), Mehdi Taj, l'un des vice-présidents de la fédération, deux administrateurs d'équipe chargés des opérations quotidiennes, un responsable des médias et un agent de sécurité. Un second responsable des médias a choisi de ne pas renouveler sa demande après le premier refus.
L'Iran affrontera la Nouvelle-Zélande le 15 juin à Los Angeles pour son premier match du tournoi, co-organisé par le Canada, le Mexique et les États-Unis. L'équipe retournera dans cette ville pour affronter la Belgique le 21 juin, avant de rencontrer l'Égypte à Seattle le 26 juin.
Réactions et implications
Plus tôt cette semaine, les autorités américaines ont révoqué l'allocation de billets pour la phase de groupes destinée aux supporters iraniens. La Fifa a toutefois affirmé qu'elle travaillait à « maximiser les opportunités pour les supporters iraniens d'assister aux matchs ». La FFIRI avait auparavant présenté à la Fifa une liste de dix conditions pour sa participation à la Coupe du monde, notamment l'autorisation pour les joueurs, entraîneurs et officiels ayant accompli leur service militaire au sein du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC).
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio avait déclaré que les joueurs iraniens seraient les bienvenus au tournoi, mais que les personnes ayant des liens avec l'IRGC pourraient se voir imposer des restrictions d'entrée. L'Iran n'était pas représenté à la réunion du congrès annuel de la Fifa à Vancouver en avril, après que des responsables ont été refoulés à la frontière canadienne, les autorités canadiennes invoquant les liens des membres de la délégation avec l'IRGC.
La Fifa n'impose pas de limite au nombre de personnes composant la délégation d'un pays pour la Coupe du monde, mais elle ne prend en charge les frais que pour 50 personnes au maximum.
Problèmes de visas plus larges
Le refus de visas pour les membres de la délégation iranienne n'est pas le seul problème de ce type lors du tournoi. Des supporters de certaines nations ont été empêchés d'entrer, tandis que l'arbitre somalien Omar Artan s'est vu refuser l'entrée aux États-Unis pour officier lors de la Coupe du monde. L'ancien président de la Fifa, Sepp Blatter, a critiqué l'instance qu'il a dirigée pendant 17 ans à propos de ces problèmes de visas, écrivant sur les réseaux sociaux : « Un pays hôte de la Coupe du monde de la Fifa doit garantir deux principes fondamentaux : la sécurité du pays – et l'entrée sans restriction de toutes les équipes, officiels et arbitres qualifiés. Le cas de l'arbitre Omar Artan de Somalie va à l'encontre de l'une de ces obligations. La Fifa ne doit jamais compromettre l'universalité du football. » Blatter, âgé de 90 ans, a quitté son poste après des accusations de corruption et a été frappé d'une interdiction de six ans de toute activité footballistique, bien qu'une affaire pénale l'ait ensuite blanchi des charges.
Plus sur ces sujets

Les étoiles les plus brillantes du Brésil à travers les décennies
Alors que le Brésil entame sa 23e campagne de Coupe du Monde contre le Maroc, la FIFA rend hommage aux légendes qui ont porté le maillot jaune. De Pelé à Vinicius Junior, retour sur l'héritage doré de la Seleção.

Nouvelles règles en pagaille : pourquoi la décision VAR sur la simulation était erronée malgré les apparences
La Coupe du Monde a débuté avec des changements de règles qui sèment la confusion. L'intervention du VAR pour annuler un carton jaune et punir une simulation a été saluée, mais elle était contraire au règlement. Les pauses hydratation obligatoires et la règle des cinq secondes pour les touches ajoutent à la complexité.

Belgique - Égypte : Aperçu du match de Coupe du Monde
Le 15 juin, la Belgique affronte l'Égypte au Seattle Stadium pour le Groupe G de la Coupe du Monde 2026. Les deux équipes, invaincues en qualifications, s'affrontent dans un choc très attendu.

Fae : « Les Éléphants auront les réponses face à l'Équateur »
La Côte d'Ivoire affronte l'Équateur dimanche à Philadelphie pour son entrée en Coupe du Monde 2026. Les Éléphants, qui n'ont jamais dépassé la phase de groupes, espèrent enfin briser le plafond de verre. L'entraîneur Emerse Fae et ses joueurs se disent prêts pour un combat physique.



