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Un Angleterre flamboyant et fragile, mais enfin divertissantL'Angleterre de Thomas Tuchel a débuté la Coupe du monde par une victoire spectaculaire 4-2 contre la Croatie, mêlant attaque étincelante et défense inquiétante. Un match riche en émotions qui a ravi les supporters, mais laisse des questions sur la solidité défensive./images/fr/2026/06/un-angleterre-flamboyant-et-fragile-mais-enfin-divertissant-d505f458-800w.webpUn Angleterre flamboyant et fragile, mais enfin divertissant

Un Angleterre flamboyant et fragile, mais enfin divertissant

Mis à jour 3 min read
Joueurs anglais célébrant un but dans le Dallas Stadium illuminé, avec des supporters en liesse en arrière-plan. — latest news and analysis.

Bref aperçu

L'Angleterre de Thomas Tuchel a débuté la Coupe du monde par une victoire spectaculaire 4-2 contre la Croatie, mêlant attaque étincelante et défense inquiétante. Un match riche en émotions qui a ravi les supporters, mais laisse des questions sur la solidité défensive.

Les supporters anglais ont quitté le magnifique Dallas Stadium portés par une vague d'euphorie après que l'équipe de Thomas Tuchel a envoyé un message fort. Ce match d'ouverture du Groupe L, remporté 4-2 contre la Croatie, a offert un mélange de football offensif éblouissant et de fragilité défensive préoccupante. Mais les sourires sur les visages des fans qui quittaient l'immense arène racontaient une autre histoire : celle d'un spectacle haletant.

« C'était, chuchotons-le, amusant », résume l'ambiance générale. L'Angleterre a souvent été difficile à regarder ces dernières années, même lors de ses parcours jusqu'en finale de l'Euro 2024 et en quarts de finale de la Coupe du monde au Qatar il y a quatre ans. Ces tournois, bien que fructueux, étaient d'un style sec et rarement palpitant. Sir Gareth Southgate avait un excellent bilan, mais ses méthodes manquaient de panache. Ici, rien de tout cela : le match était impossible à quitter des yeux.

Un match sous haute tension

Dès la première période, la froide colère de Tuchel était palpable. Son équipe, menée par un Harry Kane décisif, a ouvert le score à deux reprises, mais une défense brouillonne a permis à la Croatie, toujours dangereuse, de revenir au score. Le sélectionneur allemand n'a pas caché son mécontentement. « Si nous perdons, nous perdrons à notre manière », avait-il lancé à la mi-temps, un discours qui a visiblement servi de catalyseur.

La seconde période a vu un tout autre visage de l'Angleterre. Jude Bellingham, aligné devant Morgan Rogers dans un choix tactique serré, a redonné l'avantage aux siens dès le retour des vestiaires. Son but, une course puissante laissant Mario Pasalic sur place avant de battre Dominik Livakovic, a changé le cours du jeu. « Le fait d'avoir un chip sur l'épaule peut aider Bellingham à donner le meilleur de lui-même », a commenté un observateur.

Les choix payants de Tuchel

La sélection de Tuchel a fait débat, notamment celle d'Ezri Konsa devant Marc Guehi. Le défenseur d'Aston Villa n'a pas convaincu, et le débat sur son maintien est lancé. En revanche, le choix de préserver Bukayo Saka en alignant Noni Madueke s'est avéré gagnant. Madueke a été vif, obtenant un penalty précoce sur un tacle maladroit de Luka Modric. Kane, auteur de son 81e but en 115 sélections, a vu son penalty hésitant arrêté, mais a bénéficié d'une repêchage car le gardien avait quitté sa ligne. Il n'a pas manqué la seconde chance.

Les changements de Tuchel après la 72e minute ont été un signal fort. Alors que l'Angleterre menait 3-2, il a fait entrer les attaquants Rogers, Rashford et Saka, remplaçant des joueurs plus défensifs comme Declan Rice. « Quand j'ai vu ces trois gars arriver, je me suis dit : j'adore ces remplacements », a déclaré l'ancien attaquant Wayne Rooney, consultant pour la BBC. « J'ai adoré la positivité de Tuchel. Si vous reculez, la Croatie vous met la pression. C'est courageux et ça montre qu'il veut gagner. »

Une défense à revoir

Malgré l'enthousiasme, la performance défensive laisse des doutes. « La pensée d'attaquants de classe mondiale confrontés à ce genre de défense négligée, surtout en première période, est un constat très sobre pour Tuchel », souligne un analyste. Le sélectionneur sait que cela ne suffira pas face à des adversaires plus coriaces. L'Angleterre devra soit corriger ses lacunes, soit compter sur sa puissance de feu pour l'emporter.

Le contexte est clair : gagner le premier match est crucial pour lancer la campagne. L'Angleterre affrontera le Ghana mardi à Boston, une occasion de poser des fondations plus solides. En attendant, les supporters ont savouré ce retour du plaisir, même si Tuchel préférerait sans doute une maîtrise plus complète.

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