Pourquoi les drapeaux de l'Arabie saoudite et de l'Irak ne sont pas posés au sol lors de la Coupe du monde

Bref aperçu
Lors des cérémonies d'avant-match de la Coupe du monde, les drapeaux de l'Arabie saoudite et de l'Irak ne sont jamais posés au sol en raison de l'inscription religieuse qu'ils portent.
Lors des cérémonies d'avant-match de la Coupe du monde, un détail n'échappe pas aux observateurs attentifs : les drapeaux de l'Arabie saoudite et de l'Irak ne sont jamais posés au sol. Alors que les bannières géantes des autres nations sont déployées sur la pelouse avant d'être roulées et emportées par des volontaires, celles de ces deux pays sont portées au-dessus du terrain. La raison tient à la présence de textes religieux sacrés sur ces emblèmes nationaux.
Des drapeaux porteurs de paroles sacrées
Le drapeau de l'Arabie saoudite arbore la chahada, la profession de foi islamique qui proclame : « Il n'y a de dieu qu'Allah et Mahomet est son messager ». Cette inscription, calligraphiée en arabe au-dessus d'un sabre, est l'un des piliers de l'islam. Le drapeau irakien, quant à lui, porte le takbir, l'expression arabe « Allahu Akbar », qui signifie « Dieu est le plus grand ». Cette phrase est utilisée par les musulmans dans leurs prières quotidiennes, lors des moments de célébration et dans l'appel à la prière.
Bien que le texte sur le drapeau irakien soit plus court que celui du drapeau saoudien, le principe est identique : des paroles sacrées sont inscrites de manière permanente sur le tissu national. Ces mots, employés dans le culte et la dévotion islamiques, confèrent au drapeau un statut particulier qui dépasse le simple symbole patriotique.
Un respect dicté par la tradition islamique
Dans la tradition islamique, les textes sacrés ne doivent pas être traités avec désinvolture. Poser un drapeau contenant des versets religieux sur le sol, s'asseoir dessus, l'utiliser comme serviette ou le froisser est considéré comme un manque de respect envers la foi. Il ne s'agit pas d'une objection à un brûlage ou à un piétinement comme insulte nationale, mais bien d'une protection de la sainteté des mots eux-mêmes. Laisser un texte religieux toucher le sol ou se salir est perçu comme une offense à la religion, et non seulement au pays.
Pour l'Arabie saoudite, cette règle est encore plus stricte. Le drapeau saoudien ne doit jamais toucher le sol ni l'eau, et il n'est jamais mis en berne, car abaisser le drapeau reviendrait à abaisser la chahada elle-même. Cette pratique est codifiée dans la loi saoudienne et respectée scrupuleusement lors des cérémonies officielles.
Un précédent lors des compétitions sportives
Ce traitement particulier n'est pas propre à la Coupe du monde. Lors des Jeux olympiques et d'autres événements internationaux, les drapeaux saoudien et irakien sont également manipulés avec précaution. Les organisateurs sont informés à l'avance des protocoles à suivre, et des volontaires sont spécialement désignés pour porter ces drapeaux au lieu de les poser au sol.
Pour les supporters, les joueurs et les diffuseurs qui couvrent ces deux nations, ce geste rappelle que ces drapeaux portent une double signification : nationale et religieuse. Ils sont traités en conséquence, avec le respect que méritent à la fois le pays et la foi qu'ils représentent.
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