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France et Irak : que faire pendant une interruption de deux heures ?Le match France-Irak a été interrompu plus de deux heures en raison d'orages. Joueurs, staff et spectateurs ont dû patienter. La France a finalement gagné 3-0, mais l'attente a été éprouvante mentalement.

France et Irak : que faire pendant une interruption de deux heures ?

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Bref aperçu

Le match France-Irak a été interrompu plus de deux heures en raison d'orages. Joueurs, staff et spectateurs ont dû patienter. La France a finalement gagné 3-0, mais l'attente a été éprouvante mentalement.

Le match entre la France et l'Irak, disputé au Philadelphia Stadium, a été marqué par une interruption de plus de deux heures en raison de conditions météorologiques dangereuses. L'annonceur du stade a résumé la soirée : « Nous avons vécu une nuit éprouvante. » Les 68 344 spectateurs présents ont dû se mettre à l'abri dans les coursives, tandis que les joueurs et les entraîneurs cherchaient à rester concentrés dans les vestiaires.

Une attente interminable

Le match avait débuté à 17h00 heure locale, mais à la mi-temps, à 17h49, l'arbitre canadien Drew Fischer a sifflé la fin de la première période alors que la France menait 1-0. Les nuages d'orage s'étaient déjà accumulés, et la pluie torrentielle ainsi que la menace d'éclairs ont rapidement suivi. Ce n'est qu'à 20h00 que la sécurité a été jugée suffisante pour reprendre le jeu. La rencontre s'est finalement achevée à 20h47.

Kylian Mbappé, qui fêtait sa 100e sélection, a inscrit un doublé, portant le score à 3-0 et permettant aux Bleus de se qualifier pour les 32es de finale. Il n'y a pas eu de pause hydratation en seconde période, et seulement deux minutes de temps additionnel ont été accordées.

Le témoignage de Mbappé

« Ce fut une très longue soirée, a déclaré Mbappé. Nous avons passé beaucoup de temps à attendre. C'est émotionnellement et mentalement épuisant, car il fallait rester concentré et engagé dans le vestiaire. Rester dans le vestiaire pendant une heure et demie, presque deux heures, tout en maintenant sa concentration, est très difficile. Cela demande beaucoup d'efforts, de la part des joueurs comme du staff. »

Que faire pendant l'interruption ?

Interrogé sur l'occupation des joueurs, le sélectionneur français Didier Deschamps a plaisanté : « On a joué aux cartes. » Il a ensuite précisé : « Non, en fait, on attendait. On avait des créneaux qui étaient sans cesse repoussés. Je passais du bon temps avec mes joueurs, je m'amusais. C'est une question de sécurité. On ne peut pas lutter contre la pluie et les éclairs. Cela ne m'ennuie pas. Ce sont des circonstances très particulières, et j'espère qu'elles ne se reproduiront pas. Il était important de ne prendre aucun risque. »

Le défenseur français Jules Koundé a expliqué : « On a fait du vélo pour rester actifs. Puis on s'est arrêtés et on a parlé en attendant de retourner nous échauffer. Nous voulions tous reprendre et finir le match. Nous voulions nous assurer que le terrain était praticable, car il y avait des zones inondées. »

L'expérience inédite de l'Irak

L'entraîneur australien de l'Irak, Graham Arnold, a estimé que la longue interruption avait pu contribuer à l'erreur qui a offert le deuxième but à la France. « J'ai dit aux joueurs avant de retourner sur le terrain que c'était une question de qui se remettait mentalement en place le plus vite. Le plus décevant, c'est que l'erreur nous a coûté cher. L'arrêt de deux heures a évidemment rendu les choses beaucoup plus difficiles pour les joueurs. C'est la première fois que je vis cela en tant qu'entraîneur ou joueur. » Arnold a utilisé ce temps pour visionner des images de la première mi-temps avec son équipe.

Les protocoles météo et l'impact sur le jeu

Il s'agissait du 42e match de cette Coupe du monde, mais du premier interrompu pour cause de météo. La FIFA n'a pas le pouvoir d'édicter ses propres règles en la matière et doit suivre les recommandations des autorités locales. Aux États-Unis, ce sont celles de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) qui s'appliquent : tout éclair détecté dans un rayon de 13 kilomètres autour du stade entraîne l'arrêt du match.

Les chaînes de télévision locales avaient anticipé ces orages depuis deux jours. Le soleil brillait encore quelques heures avant le coup d'envoi, mais après la mi-temps, les cieux se sont déchaînés. Les spectateurs, bien que réfugiés dans les coursives pendant toute l'interruption, sont restés en grande majorité, et le stade était à nouveau plein au moment de la reprise.

Les joueurs ont finalement refait leur apparition pour l'échauffement environ une heure et quarante minutes plus tard, et le redémarrage a encore été retardé par l'évacuation de l'eau stagnante sur la pelouse à l'aide de raclettes.

L'avis d'un expert

L'ancien ailier écossais Pat Nevin, présent pour BBC Radio 5 Live, a estimé que la longue pause avait avantagé la France. « L'effet principal, c'est que vous aviez peut-être prévu une certaine routine pour les jours suivants, et tout est chamboulé : il faut revoir l'hydratation, l'alimentation, etc. Curieusement, la pause a semblé profiter à l'équipe française, qui est revenue et a survolé le reste du match. »

Edu Rubio, ancien entraîneur adjoint de West Ham et actuellement à Sporting Kansas City, a expliqué comment son équipe avait géré des retards similaires lors d'une pré-saison en Floride. « Deux de nos quatre matches amicaux ont dû être retardés à cause des orages. Ils sont très stricts ici, et à juste titre. Nous sommes retournés aux vestiaires, et on nous donnait des nouvelles toutes les 20 minutes. Pendant les 20 premières minutes, nous laissions les joueurs se détendre et enfiler des vêtements plus confortables. Ils faisaient un peu de vélo, des étirements, certains du yoga. Ensuite, pour les 20 minutes suivantes, nous mettions en place du football-tennis pour les divertir et leur changer les idées. Nous passions aussi des clips de deux minutes pour rappeler les consignes. Ces retards peuvent être pénibles, mais nous restions simples. Au-delà de 45 minutes, honnêtement, je ne sais pas ce que j'aurais fait. »

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