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Coupe du monde : la domination européenne, une surprise ?Avec six équipes sur huit en quarts de finale, l'Europe domine le Mondial 2026, un exploit rare hors de ses frontières. Seules l'Espagne (2010) et l'Allemagne (2014) y étaient parvenues. La France, l'Angleterre et l'Espagne font figure de favorites./images/fr/2026/07/coupe-du-monde-la-domination-europeenne-une-surprise-100477cc-800w.webpCoupe du monde : la domination européenne, une surprise ?

Coupe du monde : la domination européenne, une surprise ?

Mis à jour 4 min read
Joueurs de football célébrant une victoire sur un terrain, avec un drapeau européen en arrière-plan et des supporters en liesse dans les tribunes.

Bref aperçu

Avec six équipes sur huit en quarts de finale, l'Europe domine le Mondial 2026, un exploit rare hors de ses frontières. Seules l'Espagne (2010) et l'Allemagne (2014) y étaient parvenues. La France, l'Angleterre et l'Espagne font figure de favorites.

Historiquement, les sélections européennes peinent lors des Coupes du monde organisées en dehors de leur continent. Depuis 1930, seules deux équipes ont réussi à s'imposer dans ces conditions : l'Espagne en Afrique du Sud en 2010 et l'Allemagne au Brésil quatre ans plus tard. Mais en 2026, une troisième pourrait bien les rejoindre, tant la domination européenne est écrasante.

Six des huit quarts de finalistes sont en effet européens : la Belgique, l'Angleterre, la France, la Norvège, l'Espagne et la Suisse. L'Argentine, tenante du titre, et le Maroc complètent le tableau. C'est le plus grand nombre de nations européennes à atteindre les quarts de finale d'un Mondial hors d'Europe depuis 1994.

Un départ poussif, puis une montée en puissance

Pourtant, l'entame du tournoi avait suscité des doutes. Sept des dix premières équipes européennes à entrer en lice n'avaient pas remporté leur premier match de groupe. La chaleur nord-américaine, souvent pointée du doigt, n'a pas été retenue comme excuse par les entraîneurs. Après le match nul de la Belgique contre l'Égypte, Rudi Garcia a déclaré : « Qu'il fasse 10 ou 30 degrés, nous aurions dû faire mieux. » Murat Yakin, sélectionneur suisse, a lui imputé le match nul contre le Qatar (1-1) à un manque de réalisme plutôt qu'aux conditions climatiques.

Mais les équipes européennes ont rapidement trouvé leur rythme. À l'issue de la phase de groupes, elles comptaient 17 victoires, 12 nuls et 7 défaites face à des adversaires non européens. En phase à élimination directe, plusieurs ont impressionné par leur capacité à surmonter l'adversité. L'Angleterre, par exemple, a dû affronter l'altitude et un public hostile au stade Azteca face au Mexique en huitièmes, mais a livré l'une de ses performances les plus abouties pour se qualifier. « Cela montre que nous avons une équipe capable de gagner la Coupe du monde, a commenté l'ancien attaquant Wayne Rooney au micro de BBC Sport. La confiance que cela va donner à ces joueurs est énorme. »

La France a su résister aux « tactiques obscures » du Paraguay pour atteindre les quarts, tandis que la Belgique a dominé les États-Unis, co-organisateurs, devant leur public. Les Belges affronteront désormais l'Espagne, championne d'Europe, pour une place en demi-finales. « C'est encourageant pour la Belgique, a estimé l'ancien défenseur anglais Matt Upson sur BBC One. Mais ils devront être très bons face à ce milieu de terrain espagnol brillant. »

Une domination attendue, mais pas si évidente

L'Europe bénéficie de 16 places au Mondial, soit le contingent le plus important. Il n'est donc pas surprenant de la voir si bien représentée. Mais avec un format élargi à 48 équipes et un tour de plus à négocier, la performance n'en est pas moins remarquable, d'autant que le Brésil, quintuple vainqueur, a été éliminé, tout comme les trois co-organisateurs (Canada, Mexique, États-Unis) dès les huitièmes.

Les équipes européennes dominent également le classement mondial de la FIFA : cinq des huit premières sont européennes, et quatre d'entre elles sont en quarts. Le Portugal, septième, a été sorti par l'Espagne lors d'un duel 100% européen en huitièmes.

La France, favorite avant le tournoi, répond aux attentes. Kylian Mbappé, avec sept buts, est en lice pour le Soulier d'Or. De nombreux consultants de BBC Sport la voyaient déjà sacrée avant le Mondial. « Il est difficile de ne pas voir la France gagner avec la puissance de feu dont elle dispose, surtout quand on pense aux prolongations sous la chaleur face à des jambes fatiguées, a déclaré l'ancien milieu anglais Danny Murphy. Des joueurs comme Rayan Cherki, Ousmane Dembélé ou Désiré Doué ne peuvent pas tous débuter, mais ils peuvent faire basculer un match s'ils entrent après 70 minutes par 30 degrés. »

L'ancien défenseur français Gaël Clichy abonde : « La France, l'Espagne et l'Angleterre sont les trois équipes qui, selon moi, iront loin. L'Espagne gagne tout, dans toutes les catégories d'âge, donc bien sûr elle est là. Mais étant Français, je les vois gagner. »

Des surprises européennes

Si la présence de la France, de l'Espagne et de l'Angleterre était attendue, d'autres équipes ont créé la surprise. La Norvège, de retour en Coupe du monde pour la première fois depuis 1998, brille grâce à Erling Haaland, auteur de sept buts. Les Norvégiens affronteront l'Angleterre en quarts de finale samedi.

La Suisse, de son côté, a atteint les quarts de finale pour la première fois depuis 1954 après avoir éliminé la Colombie aux tirs au but dans une ambiance hostile. « C'est un moment historique, a déclaré Murat Yakin. Nous avons réalisé la meilleure performance de l'équipe suisse, mais le voyage continue. » Les Suisses défieront l'Argentine, championne en titre.

Le voyage continue en effet pour les nations européennes, bien décidées à briser la malédiction des Mondiaux hors de leur continent et à ramener le trophée en Europe.

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