Aller au contenu
France en chiffres | Les vainqueurs de la Coupe du Monde 1998Plongez dans les statistiques fascinantes derrière le premier sacre de la France en Coupe du Monde en 1998 : des anecdotes sur les joueurs, des records inédits et des faits surprenants qui ont marqué ce tournoi historique./images/fr/2026/07/france-en-chiffres-les-vainqueurs-de-la-coupe-du-monde-1998-cdaf4429-800w.webpFrance en chiffres | Les vainqueurs de la Coupe du Monde 1998

France en chiffres | Les vainqueurs de la Coupe du Monde 1998

Mis à jour 6 min read
France en chiffres | Les vainqueurs de la Coupe du Monde 1998

Bref aperçu

Plongez dans les statistiques fascinantes derrière le premier sacre de la France en Coupe du Monde en 1998 : des anecdotes sur les joueurs, des records inédits et des faits surprenants qui ont marqué ce tournoi historique.

Les Bleus ont marqué l'histoire en remportant leur première Coupe du Monde en 1998. Retour sur les chiffres et les anecdotes qui ont jalonné ce parcours triomphal.

Des chiffres clés et des records

Soixante-huit ans – c'est le temps qu'il a fallu à la France pour gagner un tournoi dont elle avait été l'architecte. Deux têtes – voilà la recette improbable utilisée par un héros inattendu pour faire vaciller le champion record. La 93e minute – c'est à ce moment qu'un prince à queue de cheval a déjoué les pronostics pour porter le coup de grâce. Ces chiffres sont connus de tous. Mais d'autres pépites méritent d'être mises en lumière.

Un gain inattendu à Monte-Carlo

Emmanuel Petit a gagné 170 000 francs sur une machine à sous à Monte-Carlo – grâce, indirectement, au jackpot des Bleus au Stade de France. Après la victoire contre le Brésil, l'entraîneur d'Arsenal, Arsène Wenger, sous la tutelle duquel Petit avait débuté sa carrière à Monaco, lui a accordé cinq jours de congé supplémentaires. Petit s'est alors rendu dans un hôtel de luxe à Monaco, où il a misé une pièce de dix francs et a gagné l'équivalent de 28 000 dollars ! Il a généreusement reversé cette somme à une œuvre de charité.

Un soutien populaire contrasté

Quatre-vingt-douze pour cent des Français souhaitaient le licenciement d'Aimé Jacquet, selon un sondage réalisé par la télévision nationale en avril 1998. Les Bleus n'avaient pas gagné un match au Tournoi de France, terminant derrière l'Angleterre et le Brésil sur leur propre sol ; ils n'avaient pas remporté de match par plus d'un but depuis la victoire 2-0 au Portugal en janvier 1997. En 2000, pourtant, Jacquet a été élu entraîneur français du siècle par le magazine France Football, devançant Albert Batteux et Michel Hidalgo.

Un classement mondial surprenant

La France était 18e au classement FIFA/Coca-Cola avant le tournoi – derrière des équipes comme l'Égypte, le Maroc, la Norvège, le Japon et les États-Unis. Aucune équipe n'a remporté la Coupe du Monde en partant d'une position aussi basse depuis la création du classement en 1993. Le Brésil était 3e en 1994 et 2e en 2002, l'Italie 13e en 2006, l'Espagne 2e en 2010 et l'Allemagne 2e en 2014.

Des anecdotes de vestiaire

Un but éclair en finale

Treize secondes ont suffi entre la réception du ballon par Christophe Dugarry dans la surface française et la conclusion d'Emmanuel Petit dans la surface adverse, scellant la victoire contre le Brésil. La passe de Patrick Vieira pour son coéquipier d'Arsenal a fait de ce but le sixième en finale de Coupe du Monde depuis 1950 où le buteur était assisté par un coéquipier de club. Bobby Moore avait servi Geoff Hurst en 1966 (West Ham), Pelé avait lancé Carlos Alberto en 1970 (Santos), et Claudio Gentile et Gaetano Scirea avaient préparé les buts de Paolo Rossi et Marco Tardelli en 1982 (tous de la Juventus).

Les six exclus de dernière minute

Six joueurs ont été cruellement écartés de la sélection française à la onzième heure – laissant la plupart d'entre eux stupéfaits. Un groupe de 28 joueurs s'était réuni à Clairefontaine pendant deux semaines lorsque, tard un vendredi soir, Jacquet a rendu sa décision. Si le gardien Lionel Letizi espérait plutôt qu'il ne s'attendait à faire partie de la liste finale, Martin Djetou, Pierre Laigle, Sabri Lamouchi, Ibrahim Ba et Nicolas Anelka, pressenti pour mener l'attaque, ont tous exprimé leur incrédulité.

Des origines diverses

Quatre membres de l'équipe de France étaient nés hors de ses frontières – le deuxième plus grand nombre pour une équipe championne du monde, derrière l'Italie qui en comptait sept en 1934. Marcel Desailly, Christian Karembeu, Lilian Thuram et Patrick Vieira venaient respectivement du Ghana, de Nouvelle-Calédonie, de Guadeloupe et du Sénégal. Plusieurs autres avaient grandi à l'étranger, comme Bernard Lama en Guyane et David Trezeguet en Argentine.

Après le football : une seconde carrière

Trois joueurs de la promotion 1998 se sont tournés vers d'autres sports après leur retraite footballistique. Alain Boghossian a joué sur l'Alps Tour, un circuit professionnel de golf. Fabien Barthez est devenu pilote automobile, remportant le championnat de France GT au volant d'une Ferrari et participant aux prestigieuses 24 Heures du Mans. Quant à Bixente Lizarazu, adepte de sensations fortes (surf, course sur glace, skeleton), il a participé à des compétitions de jiu-jitsu brésilien, remportant l'or dans la catégorie ceinture bleue aux Championnats d'Europe à Lisbonne. « Quand je suis arrivé, je n'ai vu que des crânes rasés, des oreilles cassées et des visages de tueurs », raconte l'ancien latéral. « Je me suis dit : 'Oh, merde !' Sur le terrain, j'avais Blanc, Desailly, Thuram à côté de moi. Sur le tapis, je suis seul. »

Des records de discipline et de défense

La France a écopé de trois cartons rouges en 1998 – plus que toute autre équipe championne du monde. Bien qu'aucun joueur français n'ait jamais été expulsé en Coupe du Monde auparavant, Zinedine Zidane a été exclu pour un coup de pied sur Fuad Amin (Arabie Saoudite), Laurent Blanc pour un accrochage avec Slaven Bilic (Croatie) en demi-finale, et Marcel Desailly a reçu deux cartons jaunes contre le Brésil en finale. L'Italie est la seule autre équipe à avoir eu plus d'un joueur expulsé lors d'une campagne victorieuse, avec Daniele De Rossi et Marco Materazzi en 2006.

Deux buts seulement encaissés par la France dans le tournoi – un record pour une équipe championne du monde, égalé par l'Italie en 2006 et l'Espagne en 2010. L'Allemagne de l'Ouest, en revanche, avait encaissé 14 buts en route vers le titre en 1954. Les cinq blanchissages de Fabien Barthez à domicile lui permettent de partager avec l'Anglais Peter Shilton le record de dix clean sheets en matches de Coupe du Monde.

Un parcours semé d'embûches

Un seul pays champion du monde n'avait pas participé à l'édition précédente. Les Bleus n'avaient besoin que d'un match nul contre la Bulgarie lors de leur dernier match de qualification pour la Coupe du Monde 1994, mais malgré l'ouverture du score par Eric Cantona, Emil Kostadinov a inscrit un doublé dans les dernières secondes, offrant la victoire aux Bulgares. Bernard Lama, Laurent Blanc, Marcel Desailly, Didier Deschamps et Emmanuel Petit ont joué ce match fatidique à Paris.

Le but inattendu de Thuram

Lilian Thuram n'a marqué qu'un seul but en 142 sélections avec la France – et incroyablement, l'homme qui n'avait inscrit qu'un seul but en 11 saisons toutes compétitions confondues en club, en a marqué deux en un match ! Il a choisi un moment crucial – Thuram a marqué du pied droit puis du pied gauche pour offrir aux Bleus une victoire 2-1 contre la Croatie en demi-finale. Fait amusant : lorsque la France a affronté le Paraguay en huitièmes de finale, les bookmakers proposaient une cote de 40/1 pour un but de Thuram – plus de six fois et demie supérieure à celle du gardien adverse José Luis Chilavert (6/1).

Tout Histoire

Rechercher