Marquinhos : la quête du Graal avec le Brésil

Bref aperçu
Le défenseur brésilien Marquinhos, double champion d'Europe avec le PSG, se prépare pour sa troisième Coupe du Monde. À 32 ans, il veut mener la Seleção vers un sixième titre et surmonter les échecs passés.
Le défenseur brésilien Marquinhos, double champion d'Europe avec le PSG, se prépare pour sa troisième Coupe du Monde. À 32 ans, il veut mener la Seleção vers un sixième titre et surmonter les échecs passés.
Un palmarès exceptionnel mais un rêve inassouvi
Marquinhos, de son nom complet Marcos Aoás Corrêa, n'est pas étranger aux sommets et aux abîmes du football. À 32 ans, il a connu la douleur des défaites cruelles et l'euphorie des titres historiques, notamment la récente défense du titre de la Ligue des champions de l'UEFA par le Paris Saint-Germain. Cependant, le capitaine de la Seleção brésilienne n'a jamais dépassé les quarts de finale lors de ses deux précédentes campagnes de Coupe du Monde. En 2018, le Brésil a été éliminé 2-1 par la Belgique. Quatre ans plus tard, les Auriverdes ont buté sur la Croatie aux tirs au but après un match nul 1-1 à l'issue des prolongations. Lors de cette séance, le penalty décisif de Marquinhos a heurté l'intérieur du poteau, un moment qui reste gravé dans sa mémoire.
Le leadership face à la pression
Aujourd'hui, trois ans et demi après cette cruelle désillusion, Marquinhos est prêt à guider son pays lors du plus grand tournoi masculin de la FIFA. Il estime que son devoir principal est de guider l'équipe à travers les moments de pression inévitables sur la scène la plus exigeante du football. « Les leaders se révèlent vraiment dans les circonstances difficiles et exigeantes », explique Marquinhos. « C'est là qu'il faut se lever et assumer la responsabilité, surtout pour les jeunes joueurs, pour ceux qui ne sont pas habitués à la pression et à l'agitation qui entoure l'équipe nationale quand les temps sont durs. »
Son attitude face à la presse en période d'adversité témoigne de son leadership. Il est souvent devenu le porte-parole de l'équipe après une série de mauvais résultats ou une période d'instabilité. « Cela fait vraiment partie du rôle de capitaine ou de leader », dit-il. « Quand les temps sont durs, il faut être fort, aider à maintenir un sentiment de calme et comprendre que l'on peut renverser la situation par le travail, l'entraînement et le dévouement. »
Les leçons du passé et un nouvel élan
Les leçons de son passé et sa trajectoire personnelle pour surmonter les revers alimentent la confiance de Marquinhos. Le Brésil aborde la Coupe du Monde après un cycle de quatre ans marqué par pas moins de quatre sélectionneurs différents et une cinquième place sur dix équipes de la CONMEBOL lors des éliminatoires sud-américains. Malgré cela, le défenseur fiable reste optimiste. « Nous avons tellement de grands joueurs, avec une pléthore d'options dans tous les secteurs. Nous devons continuer à forger notre identité et comprendre comment nous pouvons blesser nos adversaires et comment nous adapter quand les choses se compliquent », déclare-t-il.
Outre l'abondance de qualité technique à leur disposition, le Brésil aborde la Coupe du Monde avec un stratège de renommée internationale à la barre. Le technicien italien Carlo Ancelotti est le seul entraîneur à avoir remporté la Ligue des champions de l'UEFA à cinq reprises, ainsi que le titre de champion dans chacun des cinq grands championnats européens – en Italie, en Angleterre, en France, en Allemagne et en Espagne. « Ancelotti est un gagneur en série qui a prouvé qu'il savait transformer une équipe en championne », déclare Marquinhos à propos de son entraîneur. « Je pense qu'il est important pour nous de l'avoir à la tête de l'équipe en ce moment. Il a remarquablement bien géré les défis et la pression qui accompagnent ce poste. Nous sommes ravis d'avoir un manager comme lui, qui comprend vraiment son groupe, ses joueurs, et qui connaît tellement la tactique, et encore plus ce qu'il faut pour devenir champion. Il a apporté une véritable étincelle au groupe, ce petit plus dont nous avions besoin pour aborder cette Coupe du Monde. »
Un rêve d'enfance et une ultime chance
La Coupe du Monde s'est inscrite dans l'histoire de Marquinhos dès son plus jeune âge. Il avait huit ans lorsqu'une Seleção de rêve, avec Ronaldo, Rivaldo et Ronaldinho, a décroché la cinquième étoile sur le maillot du pays en 2002. Cette équipe et ce triomphe ont mis le natif de São Paulo sur la voie de la gloire footballistique future. « Quand j'étais enfant, j'ai vu notre pays devenir champion du monde pour la cinquième fois avec cette victoire au tournoi de 2002. Cela a allumé la mèche de ma passion pour le football, le Brésil et la Coupe du Monde », se souvient-il.
Représenter le Brésil à la Coupe du Monde est devenu son objectif numéro un. Ce rêve s'est réalisé lorsqu'il a reçu sa première convocation pour la Coupe du Monde en Russie en 2018. Quatre ans plus tard, au Qatar, il a obtenu sa première titularisation dans le tournoi. Cette année, son histoire sur la plus grande scène internationale du sport entre dans un nouveau chapitre alors qu'il se prépare à porter le brassard. Si le Brésil remporte la convoitée couronne, ce sera nul autre que Marquinhos qui soulèvera le trophée. « Chaque joueur qui met la main sur le trophée dit que c'est sans aucun doute le plus grand moment de sa vie. Je veux vivre cela par moi-même. Si je gagnais la Coupe du Monde, ce serait l'apogée de ma vie et de ma carrière », déclare-t-il.
Ayant scellé son statut de légende au PSG et devenu une figure de plus en plus influente dans le vestiaire brésilien, Marquinhos est bien conscient de l'ampleur du défi qui l'attend, de la responsabilité qu'il doit assumer et de l'opportunité d'inscrire son nom dans l'histoire de la Coupe du Monde. « À 32 ans, c'est peut-être ma dernière chance », conclut-il.
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