Les duo Uzun et Yildiz prêts à montrer leur valeur

Bref aperçu
Can Uzun et Kenan Yildiz, amis d'enfance originaires de Ratisbonne, veulent relancer la campagne de la Türkiye pour la Coupe du Monde 2026 après une défaite initiale contre l'Australie. Le match contre le Paraguay est crucial pour leur parcours.
Les amis d'enfance Can Uzun et Kenan Yildiz visent à relancer la campagne de la Türkiye pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026™. Après une défaite 2-0 contre l'Australie lors du match d'ouverture, l'équipe doit maintenant faire face au Paraguay dans un match décisif.
Un départ difficile mais des espoirs intacts
« Ce fut un vrai coup dur pour nous », admet Can Uzun. Sans détour, sans chercher à minimiser l'impact, le joueur de l'Eintracht Francfort reconnaît la déception. La défaite contre l'Australie n'était pas seulement un revers initial, mais une atteinte à la confiance d'une équipe pourtant talentueuse et ambitieuse. Uzun, qui n'a pas joué contre l'Australie, préfère regarder vers l'avant : « Le tournoi commence vraiment pour nous maintenant – et pour moi personnellement aussi. »
Pour la Türkiye, le deuxième match de groupe contre le Paraguay est une occasion de remonter au classement, mais aussi un test de résilience pour cette jeune équipe inexpérimentée. Pour Uzun et son coéquipier Kenan Yildiz, ce match pourrait marquer un nouveau chapitre dans une histoire commune qui a commencé bien avant cette Coupe du Monde.
Une amitié née à Ratisbonne
Leur histoire débute dans la ville bavaroise de Ratisbonne, où tous deux sont nés en 2005. Après l'école, ils jouaient ensemble sur les terrains locaux et fréquentaient le centre de formation du SSV Jahn Regensburg avant que leurs carrières ne prennent des chemins différents. Uzun a rejoint Francfort via Ingolstadt et Nuremberg, tandis que Yildiz est passé par le Bayern Munich avant de signer à la Juventus.
Uzun décrit Yildiz comme son meilleur ami depuis l'enfance. Son père emmenait Yildiz à l'entraînement, et ils continuaient à jouer après. « Nous jouions au football tous les jours, nous riions beaucoup ensemble, et nous faisons encore la même chose aujourd'hui », raconte Uzun. « C'est toujours comme avant : rire, plaisanter et jouer au football ensemble. La seule chose qui a changé, c'est que nous sommes devenus professionnels. »
Yildiz associe ses premiers souvenirs de Coupe du Monde à Uzun. En 2014, à neuf ans, il regardait avec Uzun le match Allemagne-Portugal sur un grand écran. Cristiano Ronaldo, Lionel Messi et Neymar étaient leurs idoles. « Nous voulions toujours être comme eux », se souvient Yildiz. « Je pensais que je pourrais peut-être y arriver un jour. Et maintenant, me voilà. »
Le poids des attentes
Ce « ici et maintenant » est un événement international majeur qui, avec la fierté nationale, apporte aussi des attentes et de la pression. Yildiz considère le match d'ouverture contre l'Australie comme un jalon personnel, malgré le résultat décevant : « Il n'y a pas de plus grande scène que la Coupe du Monde », dit-il. « Elle n'a lieu que tous les quatre ans. C'était mes débuts en tournoi, donc l'un de mes plus grands rêves d'enfance s'est réalisé. »
Le départ hésitant des Turcs a enseigné aux deux jeunes que la Coupe du Monde n'est pas seulement un lieu où les rêves se réalisent, mais aussi un endroit où il faut surmonter des défis difficiles. Malgré leur confiance et leur qualité offensive indéniable, la Türkiye n'a pas réussi à percer la défense australienne. L'équipe de Vincenzo Montella, riche en jeunes créatifs comme Yildiz, Uzun et Arda Guler, sait désormais que le talent seul ne garantit pas le succès. Mais cette génération talentueuse a mené la Türkiye en Coupe du Monde pour la première fois depuis 2002, et elle doit maintenant montrer sa valeur.
« Je ne pense pas que nous ayons si mal joué lors du premier match », insiste Yildiz. « Bien sûr, il y a toujours des choses à améliorer et sur lesquelles travailler. » Son analyse est sobre et claire : identifier les erreurs, en tirer des leçons et faire mieux au prochain match. Pas de drame, pas d'excuses.
Uzun adopte un ton similaire, mettant l'accent sur l'aspect mental : « Nous sommes des professionnels et nous avons déjà dû faire face à des revers à de nombreuses reprises. Nous devons travailler là-dessus. Je sais qu'il y a de la pression, mais nous sommes de très bons joueurs et nous ferons tout pour gagner le match – et je m'inclus là-dedans. »
Un tournant décisif contre le Paraguay
Le Paraguay représente le premier carrefour du tournoi pour cette équipe turque. Les Sud-Américains ont perdu leur match d'ouverture contre les États-Unis, donc les deux équipes savent qu'un nouveau revers rendrait leur chemin vers les seizièmes de finale considérablement plus difficile. Ce match s'annonce comme une rencontre où la technique et la tactique ne suffiront pas ; l'énergie positive, la force mentale et la volonté de faire des efforts supplémentaires seront tout aussi importantes.
Uzun s'attend à cela : « Je pense que ce sera un match très agressif et intense. Les deux équipes ont vraiment besoin de gagner. Eux [le Paraguay] ont aussi perdu leur premier match, donc ils seront sous pression et très motivés. Mais nous ferons tout pour gagner. »
« Nous avons le plus grand respect pour le Paraguay », renchérit Yildiz. « Ils ont de bons joueurs ; c'est un grand pays. J'espère que ce sera un grand match. »
Les joueurs turcs compteront beaucoup sur leur entraîneur, Montella. Uzun le décrit comme chaleureux, volontaire et bien adapté à l'équipe. « Je suis entre de bonnes mains avec lui », dit-il. « Je lui fais entièrement confiance. » Après un faux départ, ces moments de calme et de sérénité peuvent être inestimables. Sans paniquer ni faire de grandes déclarations, mais en faisant preuve de sang-froid, de précision et surtout d'efficacité dans le dernier tiers, la Türkiye visera à remporter sa première victoire en Coupe du Monde depuis le match pour la troisième place en 2002.
Ainsi, le prochain chapitre du voyage d'Uzun et Yildiz, qui a commencé sur les terrains de football de Ratisbonne, pourrait se dérouler lors d'un match qui pourrait orienter le destin de toute une nation… et il se pourrait bien que deux meilleurs amis d'enfance jouent les premiers rôles.
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